Agrégateur de contenus

Le Rohrschollen, dernier refuge des lycéens d’Aristide-Briand

Culture, Enfance, éducation, Environnement, Lire Notre Monde

Le Rohrschollen, dernier refuge des lycéens d’Aristide-Briand

Culture, Enfance, éducation, Environnement, Lire Notre Monde

Publié le 27/02/2025 - Modifié le 27/02/2025

Le Rohrschollen, dernier refuge des lycéens d’Aristide-Briand

Fil d'Ariane

Encadrée par Dima Abdallah, marraine de Lire notre monde, une classe de 2nde "bac pro" a participé à un projet d’écriture monté par le musée zoologique et les réserves naturelles. Les récits des élèves, restitués en public le 25 février, se déroulent sur l’île du Rohrschollen.

 C’est à un exercice compliqué que se sont frottés une vingtaine d’élèves de 2nde professionnelle du lycée Aristide-Briand, à Schiltigheim, ce 25 février : lire leurs propres textes, à voix haute et en public. Depuis la rentrée 2024, cette classe participe au projet "Lecture de paysage" développé par le musée zoologique et les réserves naturelles de Strasbourg, dans le cadre de l’année Capitale mondiale du livre.
"Dans le parcours permanent du musée zoologique, un espace sera consacré au Rhin supérieur :  nous nous sommes associés à l’équipe des réserves naturelles pour mener des projets concrets autour de cet écosystème local", retrace Joanne Hughes, chargée de médiation au musée. Les élèves ont ainsi pu découvrir l’île du Rohrschollen en octobre lors d’une visite axée sur les cinq sens. "Nous souhaitions inclure une dimension littéraire, voire poétique, à cette approche sensible", poursuit Joanne Hughes. Est alors entrée en scène Dima Abdallah, écrivaine franco-libanaise et marraine de Lire notre monde.

Des progrès impressionnants

"Lors de ma première rencontre avec la classe, je leur ai demandé d’imaginer l’île du Rohrschollen comme le dernier espace sauvegardé dans un monde dévasté", explique l’autrice de Mauvaise herbe. Avec deux enseignantes, les élèves ont travaillé leurs récits d’anticipation semaine après semaine. "J’ai puisé dans ma propre expérience de la guerre en Afghanistan et des merveilleux espaces de nature que j’ai découverts en arrivant à Strasbourg, confie Bibi Nooria, l’une des élèves. J’ai toujours aimé lire, mais écrire en français était un défi parce que je ne connais pas encore bien la langue."
Dima Abdallah a animé trois séances d’écriture au lycée. "Ses conseils ont été très précieux", apprécie Brittany. "C’est la première fois que j’exprime quelque chose à l’écrit… mais je ne vais plus arrêter maintenant", renchérit sa camarade Meghan. "Leurs progrès d’une séance à l’autre m’ont vraiment impressionnée, ils ont énormément évolué en quelques semaines", commente l’autrice, au diapason avec les enseignantes.
Cette séance de restitution à voix haute, organisée dans l’ancienne mini-ferme du parc de l’Orangerie, n’est pas le point final du projet. Les textes ont en effet été compilés dans un recueil, qui pourra être distribué aux familles et au sein de l’établissement scolaire. Et peut-être aussi au musée zoologique ou à l’occasion des Rencontres internationales de l’écologie pour le livre, qui se tiendront lors de la séquence finale de l’année Strasbourg Capitale mondiale du livre du 14 au 16 avril.

Lisette Gries
Photos : Mathilde Cybulski et Philippe Stirnweiss

 

Territoire

Recherche d'asset dynamique