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Fil d'Ariane

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  • Prochaines dates

    • Le 02 avril 2025 : 18h-20h

    En amont de l’exposition qu’elle présentera au CEAAC du 4 octobre 2025 au 1er mars 2026 , Camille Richert parlera de sa recherche autour du collectif de militantes visuelles anglaises des Hackney Flashers. À l’invitation du Master Graphic [ · · · ] Languages, en partenariat avec le CEAAC. 

    « The Hackney Flashers (1974-1980) : les outils de l’art au service des femmes de milieu ouvrier »

    1974 : à Londres, tandis que le récent choc pétrolier fragilise les plus précaires et que la première loi d’égalité salariale tarde à être mise en application, un collectif de neuf féministes socialistes décide d’exhiber aux yeux de toutes et tous la vie réelle des femmes du quartier populaire de Hackney. Choisissant la dénomination ironique de Hackney Flashers (« les Exhibitionnistes de Hackney »), les membres de ce collectif anonyme se glissent dans la peau de paparazze pour photographier non pas les indolentes stars anglaises, mais les femmes, les travailleuses et les mères qui à leurs yeux méritent que leurs conditions de travail et de vie soient elles aussi de notoriété publique. Six années durant, les Hackney Flashers mobilisent leurs médiums respectifs (photographie, illustration, écriture, graphisme) pour réaliser trois séries de panneaux et de diapositives et les exposent exclusivement dans des lieux publics et de défense des droits sociaux. Cette conférence propose d’aborder leur usage de techniques et pratiques artistiques à des fins militantes, tout en contournant scrupuleusement le monde de l’art, son élitisme et sa propension à la récupération.

    Camille Richert est docteure en histoire de l’art, chercheuse, enseignante, curatrice et critique d’art. Après une thèse en histoire de l’art sur les représentations du travail dans l’art contemporain occidental depuis 1968, elle a poursuivi ses travaux de recherche sur le collectif des Hackney Flashers, auquel elle vient de consacrer une première monographie aux éditions Tombolo Presses. Camille Richert a récemment été co-curatrice de Chaleur humaine, deuxième Triennale Art et Industrie de Dunkerque (2023) ainsi que de l’exposition-hommage à Carole Roussopoulos, Ça commence souvent par des problèmes, à La Salle de bains à Lyon (2025). Collaboratrice d’AWARE depuis 2022, elle publie régulièrement des textes dans des catalogues et revues scientifiques.

    Camille Richert

    Conférence, rencontre, débat

    Le 02.04.25

    Haute école des Arts du Rhin (HEAR) - Strasbourg

  • Prochaines dates

    • Le 22 avril 2025 : 18h-20h

    Ce cycle de séminaires Effectivité de la relation, virtualité du contact : penser le milieu avec Winnicott donnera la parole à quatre intervenant·e·s, philosophes ou psychanalystes qui, à partir de leur champ théorique et/ou leur expérience clinique, engageront de manière située et actuelle l’enjeu qu’il y a à penser les processus ou les formes de (re)création d’un milieu. La troisième conférence De la chambre d’enfant aux paysages adolescents : temporalités énigmatiques, angoisse et résonances infantiles sera donnée par le psychologue clinicien Stéphane Muths.

    De la chambre d’enfant aux paysages adolescents : temporalités énigmatiques, angoisse et résonances infantiles
    Winnicott interroge la construction subjective avec l’environnement comme préalable à toute expérience, ce qui n’enlève en rien la part pulsionnelle de ce processus. Il propose deux modèles de compréhension de l’antériorité de l’environnement : quand la préoccupation maternelle primaire est opérante et permet de faire l’expérience d’être en vie dans un sentiment de continuité, et quand il est question de failles dans l’environnement. Avec la notion d’environnement, Winnicott remet en question l’origine interne de la pulsion car seules des éléments facilitateurs issus de cet environnement peuvent permettre la constitution d’un psychisme individuel. En résonance avec l’environnement winnicottien, je propose d’explorer l’espace-temps de la chambre d’enfant dans la continuité des travaux d’A. Eiguer autour de l’inconscient de la maison. « La liaison entre les différents secteurs de notre organisme est aussi figurée dans notre psychisme. Il m’a semblé ainsi que ces représentations corporelles peuvent se projeter sur l’espace de la maison et nous permettre de nous insérer dans son intérieur, d’y circuler, d’y trouver confort et sécurité, ainsi que de l’estimer et de l’aimer. Si nous apprécions notre maison, c’est que nous la sentons aussi proche que nos entrailles. » (Eiguer,2006, 2). La chambre d’enfant nous permettra ensuite de l’articuler aux échappées adolescentes dans les paysages, qu’ils soient teintés de virtualité ou de rencontre avec l’altérité. Selon Emmanuel de Becker, le travail de l’adolescence est un temps nécessaire de déconstruction de l’héritage familial et des identifications, où l’enchantement de la plongée dans des mondes imaginaires, magiques ou virtuels devient un vecteur psychique possible. C’est alors un véritable réinvestissement et remodelage de la toute-puissance infantile.

    Stéphane Muths est psychologue clinicien (Établissement de Santé Alsace Nord, Service de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Intersecteur 67I02, Grand Est) et Psychanalyste. Docteur en Psychopathologie et chercheur associé (CRPMS URP3522 Université de Paris-Cité et Lethica de l’Université de Strasbourg). Chargé d’enseignement à la Faculté de Psychologie de l’Université de Strasbourg.

    Effectivité de la relation, virtualité du contact : penser le milieu avec Winnicott
    Donald W. Winnicott est célèbre pour avoir affirmé avec provocation le caractère originairement relationnel de l’existence humaine (« Un bébé, ça n’existe pas », c’est-à-dire un bébé séparé de son environnement). L’environnement n’est pas extérieur au psychisme, mais ne cesse de participer au processus de son individualisation, articulant au lieu de les opposer dépendance à l’environnement et autonomie de l’individu. Cette approche du champ de l’expérience subjective et de la vie psychique présente une certaine analogie avec la conception du milieu, où un vivant manifeste sa subjectivité en faisant émerger du monde alentour ce qui a une signification pour lui, en une relation génératrice où sujet et milieu se font l’un l’autre – c’est par son milieu que le vivant est sujet d’un monde. Toutefois, en interrogeant par le biais de la clinique comment se joue et se manifeste une relation génératrice, Winnicott inquiète de manière féconde la conception du milieu, puisqu’il y inclut une dimension créatrice. Le concept d’espace ou de phénomène transitionnel, en particulier, invite à penser l’effectivité d’une relation à partir d’un contact virtuel – « virtuel », car la relation s’y invente dans le jeu de ce contact sans référence à des possibles déjà conçus ou sentis, et qu’au lieu d’appartenir à la réalité du dedans ou à celle du dehors, il ouvre des passages de l’une à l’autre, pour peut-être en redessiner les frontières. Explorer les manières de créer un milieu à partir de Winnicott implique aussi de considérer les cas où il y a perte de contact, et où l’articulation créatrice entre virtualité et effectivité se défait, comme dans la « crainte de l’effondrement », unique et terrible possible, mais qui « a déjà eu lieu » (Winnicott).

    Les intervenants du cycle :
    Stefan Kristensen · Jacob Rogozinski · Stéphane Muths · Frédérique Riedlin

     Un séminaire initié par Sandrine Israel-Jost dans le cadre du Collège International de Philosophie.

    Stéphane Muths

    Conférence, rencontre, débat

    Le 22.04.25

    Haute école des Arts du Rhin (HEAR) - Strasbourg

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